Contribution des films et séries à la notoriété du territoire : cas des séries trois hommes un village et trois femmes un village.

Par Docteur Wendmy Désiré GARBA

 

« Trois hommes un village » et « Trois femmes un village » sont des séries (comédies dramatiques) de la comédienne burkinabè Aminata Diallo

 

Dans l’une comme dans l’autre des séries, les évènements se déroulent à Kikidéni. Kikidéni est une commune rurale rattachée au Département de Fada N’Gourma (Province du Gourma), situé dans la Région de l’Est du Burkina Faso. Trois hommes tissent presque toujours les intrigues, à savoir le Chef, le Curé et Ladji (qui est polygame). Trois femmes (Téné la première épouse de Ladji, Marie la seconde épouse et Laetitia l’institutrice) agissent souterrainement et en parfaite complicité pour corriger les dérives des hommes.

 

Dans ces deux séries, le territoire (Kikidéni) prend la forme d’un décor. Pour le cas d’espèce, l’image qu’offre le cinéma inspire une idée du village en accumulant quelques signaux très susceptibles de mobiliser un imaginaire.

 

Au-delà de l’humour, au-delà des thèmes liés à la religion, à la cohésion sociale, à polygamie, à la chefferie, l’insertion territoriale de Kikidéni dans l’œuvre filmique constitue une sorte de « placement de marque ». En tout état de cause, les séries ont donné de la lumière à Kikidéni, un petit village qui ne comptait que 1057 habitants en 2006.

 

La lumière est davantage donnée par le truchement de la diffusion desdites séries sur la chaine de télévision A+.

 

Inscrit dans les bouquets de CANAL+, A+ est une chaine qui diffuse ses programmes dans au moins vingt et cinq (25) pays d’Afrique subsaharienne, sans oublier les caraïbes, la Réunion, Mayotte et la France. Avec les deux séries burkinabè, l’on pourrait donc parler de « Ciné-marketing territorial », vu que les œuvres filmiques sont utilisées comme un outil de valorisation du territoire.

 

Pouvons-nous alors déduire que le cinéma serait un instrument privilégié du marketing territorial.

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