Par Pancras ZOUNTCHEGBE
Nous l’avons constaté, mais pas encore assez… Laissez votre imaginaire voyager vers une ville où les dieux se donnent rendez-vous dans les rues, où les masques sacrés dansent au rythme des tambours, où la mer elle-même semble porter les prières des ancêtres.
Bienvenue aux Vodun Days, l’événement qui transforme Ouidah en épicentre d’une culture vivante, vibrante… et parfaitement marketé.
Car oui, derrière les danses des Zangbétos et les transes des Hounvè, il y a une stratégie. Une stratégie de marketing territorial aussi habile que discrète. Le Bénin ne vend pas seulement un spectacle – il vend une expérience, une appartenance, une histoire.
✅Des retombées économiques
Nous parlons, pour l’édition 2025, de plus de 435 000 participants. Les Vodun Days révèlent un potentiel unique en matière de dynamisation du tourisme. Ils génèrent des retombées économiques directes (hôtellerie, restauration, transport, artisanat) et indirectes (médias, promotion internationale).
En s’appuyant sur Ouidah – ville symbole du Vodun et de la mémoire de l’esclavage –, le Gouvernement du Bénin crée un écosystème événementiel qui renforce l’offre touristique du pays, en soutien aux sites comme la Porte du Non-Retour, le Musée d’Histoire de Ouidah ou la majestueuse ARENA.
✅Du soft power et de la diplomatie culturelle
Le Vodun est désormais un levier de soft power. Les Vodun Days servent ainsi d’outil de diplomatie culturelle. Ces deux dernières années, Ouidah n’a pas seulement attiré des visiteurs, mais aussi des chercheurs, des documentaristes, des experts en marketing territorial et des investisseurs fascinés par l’Afrique mystique.
Avec de la culture, de la spiritualité et de la modernité (concerts, expositions), le Bénin projette une image à la fois authentique et dynamique. Le pays s’affirme comme un pôle culturel majeur en Afrique de l’Ouest.
Avec les Vodun Days :
On ne vient pas voir le Vodun, on vient le vivre.
On ne consomme pas une attraction, on participe à une cérémonie.
On ne vend pas un ticket d’entrée, on vend un pèlerinage moderne.
Si ce n’est pas là du marketing territorial à renforcer, à globaliser, à perfectionner… alors qu’est-ce que c’est ?